Mon parcours: gagner un revenu de 30 000$ par année comme travailleur autonome

Mon parcours: gagner un revenu de 30 000$ par année comme travailleur autonome

Vous êtes plusieurs à me demander comment j’en suis arrivé à gagner un revenu de plus de 30 000$ par année comme travailleur autonome, ou comment j’ai réussi à le devenir tout court. Je vous raconte mon parcours dans cet article.

Il y a plusieurs événements de ma vie qui m’ont aidé à me rendre où je suis. Cet article n’est pas un guide à suivre, simplement mon expérience de vie que je détaille par année.

 

2012

Cette année est importante, car c’est celle où je rencontre mon conjoint actuel. En 2012, je suis tombée en amour avec la bonne personne. Cette personne que je côtoie m’a encouragé, soutenu et remonter le moral tout au long de mon parcours pour réussir à vivre de ma passion. Sans mon conjoint, je ne serais pas où j’en suis aujourd’hui.

 

2014

En septembre 2014, je mets les pieds dans mon premier cours d’université à vie. J’étais tellement existé de me lancer vers mon objectif de devenir une grande journaliste et blagueuse­.

Durant le premier mois, je tombe, un peu par Hazard, sur une publication Facebook d’un petit média communautaire. Ils sont à la recherche d’un rédacteur à raison d’un article par mois sur des thèmes prédétermine d’avance. PAYÉ!!! Pas énormément, mais quand même. Ce contrat était sous la forme d’un contrat travailleur autonome. C’est là que j’ai entendu ce terme pour la première fois.

Bref, j’applique, et par quelconque miracle de la vie, je suis choisie. Ma carrière débute à ce moment.

Quelques semaines plus tard, je vois une offre d’emploi dans mon feed Facebook. Une jeune PME recherche un gestionnaire de communauté. De quossé? Je n’avais aucune idée de ce que ça voulait dire, mais j’étais curieuse. Alors par quelconque miracle de la vie, j’ai cliqué sur le lien. L’entreprise était à la recherche d’une personne talentueuse en rédaction et gestion des médias sociaux. J’avais entendu dire que des gens étaient payés pour écrire des publications sur Facebook, mais je ne l’avais jamais vraiment crue. Je réalise que cet emploi existe, et qu’il est bien payé. Dans les prochaines semaines, je fais tout plein de recherche sur ce métier. Je découvre que plusieurs font cela en freelance, quelques agences marketing (pas beaucoup à l’époque) offre ce service également. Je décide donc de contacter les agences pour travailler à temps partiel.

Aucune agence ne me répond. AUCUNE. 0. NADA.

Pas de ‘désolé on n’engage pas’, rien. Juste aucune réponse. J’étais horriblement déçu que tous mes efforts à les contacter et à faire des recherches n’ont abouti à rien.

Pour le reste de l’année, je continue d’étudier, de travailler à temps partiel au IGA (environ 20h par semaine) et mon contrat avec le média communautaire. Je m’habitue à la vie d’étudiante. Durant 2014, je décroche quelques contrats de plus en journalisme, tous pas payé ou très peu, et seulement pour quelques billets.

Note: À l’époque, je travaillais au IGA près de chez moi (depuis 2013) et je vivais en appartement pour la première fois avec mon copain. Je voulais avoir assez de contrats et de travail pour laisser tomber le IGA et vivre de mon écriture. Mes parents me payaient mes études et mes livres. Je payais mon loyer. Il est également intéressant de mentionner qu’avant d’emménager dans mon appartement, j’avais 9 000$ dans 2 placements garantis qui expirent en 2015, et 4 000$ dans un compte cheque en banque que j’avais accumulé des cadeaux de Noël de ma famille et du travail pendant que je vivais chez mes parents. J’ai été économe depuis un jeune âge.

 

2015

Janvier 2015 arrive, la nouvelle année. Rien d’intéressant ne se passe avant le mois d’octobre 2015.

En octobre, un collègue d’université me parle d’un potentiel contrat en gestion des médias sociaux. WOW! Il a été approché, mais il ne se sent pas à l’aise de faire ce travail. Sachant que j’étais à la recherche de contrat (j’en parlais ouvertement dans mon cercle d’amis), il me recommande. Même pas 5 jours plus tard je reçois un appel et une rencontre. Puis j’ai eu le contrat.

Rédiger 35 publications différentes pour Facebook, Google + et Twitter CHAQUE MOIS, pour un revenu de 100$… par mois fixe. Je n’avais pas réalisé à quel point le salaire était ridiculement bas. J’étais juste contente d’avoir un contrat, puis de débuter ma carrière. Ce mandat me prenait près de 20 heures par mois. 100$/20h = 5$ de l’heure…. en 2015. MAIS, je pouvais maintenant inscrire cette expérience sur mon C.V. et me trouver d’autres mandats plus payants.

Et j’avais raison.

Très rapidement après ce mandat, j’ai décroché plusieurs petits contrats ici et là, dont 2 mandats de gestion médias sociaux sur un an. Je venais de gagner une ‘assurance’ que j’aurais un revenu durant 1 an. Presqu’aucune agence marketing n’offrait le service de gestion des médias sociaux dans mon coin pour les petites entreprises, alors mon ‘expertise’ était recherché, apparemment.

Rien d’extravagant, mais en 2015, j’avais gagné 3 000$ au total comme travailleur autonome. J’étais fière.

J’ai quitté mon poste au IGA en décembre et je me lançais à mon compte, pour de vrai.

 

2016

Janvier 2016 arrive vite et en force. Pour le début de l’année, je contacte une trentaine de petites entreprises pour offrir mon service et je relance les agences pour leur proposer de travailler à temps partiel. Une agence et 1 entreprise me réponde à la positive.

À ce moment de ma vie, je débute ma 4e session à l’université. J’étudiais à temps plein, j’étais impliqué dans des comités et association étudiante, le journal étudiant, bref, j’étais très occupé en plus de mes contrats.

À la mi-janvier, l’agence me confie la création de contenus et la gestion de 12 comptes médias sociaux. Toutes des entreprises du Québec. J’étais tellement heureuse, tellement existé. C’était beaucoup plus que ce dont j’avais espéré. Je négocie un super salaire : 1 000$ par mois, pour environ 40h de travail par mois. Ça me donnait un revenu de 25$ de l’heure. J’ai également décroché un petit mandat de 200$ par mois avec une entreprise du coin. Je gagnais donc 1 700$ par mois avant impôts. C’était magique. Je croyais vivre le meilleur moment de ma vie. Mais ce n’étais pas le cas.

J’ai foiré, big time.

J’ai vite réalisé que je manquais de temps pour mes études. Mes notes avaient diminués de beaucoup, j’étais près de couler un de mes 5 cours. En même temps, l’agence qui me contractait était très exigeante, me faisait travaillait les vendredis et dimanche soir, car ils avaient des besoins ‘urgents’. Je devais être disponible par téléphone 24/7, malgré que je travaillais de la maison. Je vivais beaucoup de stress et j’ai commis des erreurs.

  • Publié une publication Facebook sur le mauvais compte… deux fois. (shiit).
  • Quelques erreurs d’orthographe que j’ai manquée.
  • J’ai complétement oublié de faire approuver un client avant de publier.
  • Un des clients de l’agence n’aimait pas mon style d’écriture, et j’arrivais de la misère à comprendre ce qu’il recherche. Il s’est plaint à mon boss plusieurs fois sans que je ne le sache.

Je me suis fait laisser aller après 8 mois. Je m’y attendais, les dernière semaines n’allaient pas bien. Le ton dans les courriels avec l’agence était très négatif. En août 2016, je croyais que je n’étais pas faite pour ce métier. J’ai voulu abandonner tous les autres contrats que j’avais, je me dénigrais tellement.

Mon copain m’a tellement soulagé durant cette période. Je venais de perdre mon contrat le plus payant (1 000$ par mois), j’étais encore aux études, mon copain aussi.

Malgré tout, nous vivions bien en-deçà de nos moyens. Il faut dire qu’on était chanceux sur plusieurs points.
  • Nous avons choisi un appartement 4 1/2 près d’une station de transport en commun. Un grand appartement, dans un quartier plus ou moins joli. Mon copain avait sa voiture usagée pour les matins d’hiver plus difficile, mais on prenait toujours le transport en commun.
  • Nous vivions donc avec un colocataire qui payait la moitié du bail, et nous l’autre moitié. En fait, seulement mon copain et moi étions sur le bail, ce qui nous a permis de diviser la facture en 2, et non en 3. Ça sonne un peu crosseur comme ça, mais notre coloc avait vraiment la moitié de l’espace qui lui était dédié, alors nous étions contents et lui aussi. Il payait 700$ par mois chauffé, éclairé, internet illimité. Nous payons l’autre 700$ (donc 350$ chacun tout inclus).
  • Comme je l’ai mentionné, mes parents m’ont payé toutes mes études et autres frais reliés à l’école. J’ai été extrêmement chanceuse à ce niveau.

Durant quelques jours, j’étais démoli, puis après je me suis relevé. J’ai décidé que je n’allais pas me laisser abattre. Je me suis lancé à la création de mon site Web sur WordPress en quelques heures, j’ai créé une offre de service, refait mon C.V. et j’ai recontacté les autres agences et les trentaines d’entreprises que j’avais appelé en début d’année. J’ai mis énormément de temps à refaire mon profil LinkedIn, améliorer mon site Web. Des heures et des heures et des heures de travail. J’ai réussi à déniché plusieurs de contrats autant en journalisme qu’en rédaction qu’en médias sociaux.

Lorsque j’ai fait mes impôts pour l’année 2016, j’avais gagné un total de 20 000$ comme travailleur autonome avant impôts, et 7 000$ d’un emploi d’été en communication que j’avais déniché.

 

2017

L’année magique. 2017 est une année d’opportunité pour moi. Je reviens avec un autre article sur cette année marquante bientôt.

 

AuthorLily

Je suis la petite retraitée: Lily, 22 ans. Ce blogue est un récit de mon parcours vers l’indépendance financière.
Suivez-moi dans ce périple. 👇😇

6 replies to Mon parcours: gagner un revenu de 30 000$ par année comme travailleur autonome

  1. Bonjour la Petite Retraitée,

    Merci de partager votre parcours de travailleur autonome. C’est très inspirant! De plus, votre parcours démontre que la persévérance est une aptitude fort importante pour ceux qui désirent se lancer comme travailleur autonome.

    Bonne continuation!
    Retraite101

    • Merci!

      Une aptitude nécessaire pour atteindre l’indépendance financière aussi, selon moi. 🙂

  2. Très inspirant à lire.
    Ta persévérance est vraiment tout à ton honneur.

    • Ah que c’est gentil, merci. 🙂

  3. Bonjour Lily,

    Très beau parcours, semé d’embûches comme souvent.

    Pour toi la communication/ le blogging c’était quelque chose qui te passionnais déjà et qui te paraissais évident pour développer un business autonome ?

    J’ai du mal à définir un business model de moi-même, j’ai tendance à être trop multi-tâche, ou multi-potentialiste. Bon dans tout les domaines, mais pas assez de mon point de vue.

    En tout cas, beau parcours, continue comme ça tu as de l’avenir dans ce milieu, et à l’international en plus ! Vive internet.

    Yann

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