L’indépendance financière, sérieux?

L’indépendance financière, sérieux?

Si vous googlez Indépendance financière , vous allez trouver tout plein d’information. L’important pour ce blogue, est de comprendre ma vision de ce qu’est l’indépendance financière. Puisque comme toute chose, ma vision peut être bien différente que la vôtre.

Pour moi, atteindre l’indépendance financière, ce n’est pas ne plus avoir besoin de travailler. Au contraire, j’adore me tenir occupé et travailler sur des projets trippants. Par contre, être indépendante financièrement me permet de choisir mes projets.

Si vous avez lu mon premier article Mon plan, je travaille presque de 70 heures par semaine. 40 heures dans un emploi public, puis le reste le soir et la fin de semaine. Voyez comment j’arrive à travailler autant, tout en maintenant une vie sociale et une bonne santé (article à venir). Vous vous dites: Tu es jeune, mais à 28 ans avec un enfant, tu ne pourras plus faire ça! Vous avez raison. Par contre, j’entends grimper les échelons de mon emploi public et maintenir mon revenu de travailleur autonome. L’objectif est de faire 80 000$ par année ou plus. Et si je suis trop fatiguée, je peux garder uniquement mon emploi public, ce qui rallonge un peu mon objectif. L’important, c’est que je puisse m’ajuster au fil du temps et de mon énergie.

Il n’y a pas de formule magique, atteindre l’indépendance financière plus vite nécessite d’avoir un revenu plus élevé. À défaut d’un revenu plus élevé, travailler plus peut être une solution envisageable.

Je vois l’avenir et mon énergie d’un bon oeil. Vous croyez que je ne serais pas capable de travailler autant, aussi longtemps? Moi je pense à Josée-Anne Sarazin-Côté, qui est rapidement retournée au boulot après son premier enfant et qui a encore beaucoup d’énergie pour gérer ses entreprises. Je pense à mes années d’université où j’étudiais à temps plein, en travaillant 30 heures par semaine et en m’impliquant dans mille et un comités et sortir prendre un (des) verres chaque semaine avec mes amies.

Les chiffres

Comme je l’ai expliqué dans mon article Mon plan pour l’indépendance financière, je considère que ça me prend 17 000$ pour vivre annuellement de manière relativement confortable. L’indépendance financière, pour moi, est d’avoir suffisamment de revenus passifs pour gagner 17 000$ par année. J’expliquais par quel moyen (bourse, ce blogue, etc.) dans mon premier article.

Pis des enfants?

Quoique ce n’est pas pour tout de suite, il faut considérer qu’à 35 ans, je prévoir avoir eu au moins un enfant. Selon les chiffres de Justice Québec, un enfant coûterait 10 210$ par année (source). Je me considère comme étant une écolo (aka couches lavables) et je ne prévois pas acheter des vêtements neufs quand bébé grandit chaque jour. J’estime donc que les chiffres de Canal Vie sont plus logiques dans ma situation, soit 5 100$ par année selon diverses études (source).

Il serait donc bien d’ajuster mon budget en fonction de ces chiffres. Mettons, pour être safe, je garde le budget de 10 000$. Nous sommes deux, alors 10 000$ divisé par 2 = 5 000$ par année chacun. Cela ajuste mon budget de 17 000$ à 22 000$ pour vivre confortablement, sans manquer de rien. Encore une fois, ces chiffres ne prévoient pas que mon kid décide de devenir un joueur de hockey professionnel.

“Un an de hockey peut coûter entre environ 650 $ et 6500 $ +, selon le niveau et l’âge de l’enfant, son équipement, sa situation géographique… (source)”

Je ne prévois pas non plus de voyager 4 mois à Singapour, le pays considéré le plus cher pour le coût de vie au monde (source).

Bref, entre 17 000 et 22 000$, c’est mon espace safe. Je considère que j’ai atteint l’indépendance financière quand j’aurais atteint ce chiffre en revenu passif.
Mise à jour: Ces montants sont après impôts! Pour avoir un revenu de 17 000$ après impôts, il faut que mon placement produise 28 000$. Je prévois 22,68% de mon salaire qui part en impôts, RRQ, RQAP, etc. Le chiffre s’élève à 36 000$ pour un revenu de 22 000$ (26,83% d’imposition).

Pis après l’avoir atteint?

Mon copain m’a dit au début de mon aventure sur l’indépendance financière: “Dans le fond, tu vis comme un pauvre, pour être capable de vivre comme un pauvre le reste de ta vie, mais sans travailler.” Oui, mais non. Explication.
Ok, oui, être indépendant financièrement s’applique principalement à ceux qui acceptent de vivre sur un niveau de vie plus bas que la moyenne. C’est d’accepter de vivre avec moins de luxure, mais plus de joie et d’amour. Vous voyez l’influence du minimalisme ici.
L’objectif, pour ma part, n’est pas d’arrêter complètement le travail lorsque l’indépendance financière atteint. En réalité, j’aimerais continuer de travailler à mon compte à titre de consultante en communication. Par contre, l’indépendance financière me permettra de refuser des contrats que j’apprécie moins et qui rendent ma vie stressante, et SURTOUT de ne pas avoir peur des moments plus calmes où j’ai moins de clients. Pour ma part, quelques clients prennent relâche de mes services durant 2 mois l’été, pour reprendre en août. Je ne serais plus stressé de me trouver d’autres clients. Au contraire, je pourrai profiter pleinement de ces quelques mois plus tranquilles pour prendre des vacances et faire ce que j’aime.
Que pensez-vous de ce projet? Serez-vous capable de vivre avec un petit budget pour quelques années comme je le fais? Écrivez-moi vos commentaires!

AuthorLily

Je suis la petite retraitée: Lily, 22 ans. Ce blogue est un récit de mon parcours vers l’indépendance financière.
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6 replies to L’indépendance financière, sérieux?

  1. Bonjour!

    Je me demandais, ton évaluation de tes besoins financiers, est-ce après impôts? Si oui, prévois tu une somme plus élevée à retirer de tes placements chaque année pour compenser? Merci!

    • Salut Noémie!
      Très bon point auquel je n’ai pas pensé! Pour avoir un revenu de 17 000$ après impôts, il faut que mon placement produise 28 000$. Je prévois 22,68% de mon salaire qui part en impôts, RRQ, RQAP, etc. Le chiffre s’élève à 36 000$ pour un revenu de 22 000$ (26,83% d’imposition).

      Je doute que mon placement soit ma seule source de revenu à 35 ans. Les chances sont très très grandes que je vais travailler comme consultante et journaliste de la maison.

      Donc pour répondre à ta question, je prévois plutôt travailler à temps partiel ou de la maison pour compenser chaque année. Dans le meilleur des mondes, je ne veux pas avoir à retirer plus que les intérêts (autour de 5%) générés par les placements chaque année.

      Merci beaucoup pour le commentaire! 🙂

  2. Bonjour,

    J’ai une bonne nouvelle pour vous :

    Pour un revenu de retraite de 22,000$, il faut beaucoup moins que 36,000$.

    On ne paie pas 27% d’impôts avec un revenu de cette taille.
    Pour 22,000$ net il faut un revenu d’un peu moins de 27,000$.

    Voir les tables de deductions à la source sur http://www.impot.net

    • Bonjour Pactole,

      Merci du commentaire. Je calcul mon taux d’imposition en incluant les différentes assurances et cotisations que je dois payer en étant travailleur autonome, par exemple, l’assurance-emploi, l’assurance maladie, la RQAP, la RRQ, etc. En étant employé, ces cotisations sont payés souvent à moitié par l’employeur et déjà déduite de la paie. Quand nous sommes travailleur autonome, nous payons la part de l’employé + la part de l’employeur (donc, ça revient souvent au double que ce qu’un employé doit payer).

      Bref, voilà pourquoi le montant s’élève plus haut. J’ai calculé ce montant avec les pourcentage que j’ai trouvé dans mes dernières declaration de revenus. 🙂

  3. Intéressant Lily! D’abord, bravo pour ton blog et ta jeune détermination. C’est en partant jeune qu’on réussit à atteindre l’indépendance.. jeune aussi 🙂

    Je suis aussi sur cette voie et bien que je ne tienne pas de blog, j’espère y arriver dans les alentour de 35-40! Donc je vais venir voir périodiquement tes avancements c’est toujours motivant. Évidemment tu as commencée jeune, tu as l’avantage du temps, tout comme je l’ai eu en commençant aussi vers 20 ans.

    Petit commentaire parce que je le vois dans quelques uns de tes articles : luxure selon le Larousse, s’entend du comportement de quelqu’un qui se livre sans retenue aux plaisirs sexuels. J’ai comme l’impression que c’est pas nécessairement ce que tu veux dire !

    Aussi, pour ton taux d’imposition, si tu mets tes placements dans le CELI, tu pourras sortir ça net (le produit de tes placements) donc techniquement, tu as un taux d’imposition marginal de 0% sur ces placements ce qui fait que tu n’as qu’à produire tes dépenses en revenus passifs et tu combles ça ainsi. Puisque tu as droit de cotiser à ton CELI 32 000$ (de 2013 à 2017 dans ton cas), et que tu prévois faire ça encore 13 ans, tu aurais mis presque 100 000$ qui font des rendements composés à l’abrI de l’impôt… Évidemment c’est peut-être pas assez mais il y a également l’exemption personnelle qui sera probablement rendu à 15 000$ ou plus rendu à tes 35 ans. Mais bon je comprends l’idée!

    Lâches pas 🙂

    • Merci Petes!
      Hahaha! En effet, je voyais ‘luxure’ différemment. Merci pour la précision, je vais trouver un terme plus approprié. 🙂

      Tu as parfaitement raison pour le CELI. Étant donné que je ne suis pas certaine à 100% combien je vais cotiser à mon CELI, quoique je prévois le maximiser chaque année, j’ai préféré ‘oublié’ qu’il est à l’abri de l’impôt pour mes calculs. Ça parraît niaiseux, mais ça me donne une marge de manoeuvre. Je calcul donc que je dois payer de l’impôt sur TOUT mes revenus, même le CELI.

      Le chiffre pour vivre, 36 000$, est ainsi plus élevé que ce don’t j’ai besoin. Mais ça me rassure de prévoir plus. 🙂

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